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Parce que le rêve n'est que le reflet de votre conscience... Parce que mes petites histoires ne demandent qu'un peu d'imagination... Laissez-moi vous entrainer dans mon monde celui de When I Dream...

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Chapitre 1 : Sweet Dreams partie 1/3

2012

 

Le téléphone sonna. J’attendais patiemment qu’il décroche. J’hésitais à raccrocher mais je n’avais d’autres choix que vaincre ma timidité maladive. Enfin il répondit :

- Allô.

- Jonathan ? C’est toi ?

- Hanna ? Woua ! Quelle surprise ! Comment vas-tu ?

- Ça va enfin non… On pourrait se voir ?

- Quand ?

- Et bien… excuse-moi j’espère que je ne te dérange pas…

- Mais non ! C’est juste que je suis à Paris là.

- Je sais. Moi aussi.

- Tu es où ?

- Pas loin de la gare Saint Lazare.

- Moi aussi, on se retrouve là-bas à toute suite.

Il raccrocha. Je me dirigeai donc en direction de la gare. Rangeant le portable dans ma poche de jeans, je remis mes écouteurs. Toujours cette même chanson en boucle depuis l’accident. Une phrase s’en détache « Am I alive ? » Il était clair dans ma tête que je devais et allais disparaître. Mon ancienne vie était finie et irrécupérable.


Je marchais encore et toujours quand, au moment où les lumières de la ville commençaient à s'allumer, une question capitale me vint à l'esprit. Je me demandais s'il avait changé...A vrai dire Jonathan est sorti de ma vie durant ma dernière année de collège c'est-à-dire il y a trois ans maintenant. Chacun de nous s'est éloigné pour une raison que lui seul connaissait mais que j'avais très bien accepté pourtant, en y repensant je n'ai jamais pu le rayer de ma vie et faire comme si je ne l'avais jamais connu...
Dans mes souvenirs Jonathan était quelqu'un de posé, il ne parlait jamais en cours ou très rarement alors qu'en dehors de l'école il était le premier à dire n'importe quoi. Ce que j'aimais le plus chez lui c'était sa sincérité et sa gentillesse. Même s'il m'avait demandé de l'oublier je n'ai jamais trouvé d'aussi bon ami que lui. Bien que notre amitié se soit brisée en mars, la rentrée au lycée de septembre m'avait comme qui dirait tuée... Sa silhouette noire me manquait toujours, sa voix me manquait, ses yeux qui avaient un je ne sais quoi qui m'attiraient me manquaient encore plus ! Mais avait-il changé depuis ? Je sortis de mes pensées au moment où un homme sortant d'une voiture m'interpella. Je pris la fuite avant qu'il finisse sa phrase. Je changeai aussi souvent que possible de rue et je manquai à plusieurs reprises de tomber à cause du sac de sport que je portais en bandoulière et qui représentait les seules affaires qu'il me restait. Je m'étais beaucoup éloignée du point de rendez-vous, je pouvais faire une croix sur mon plan si je n'arrivais pas à distancer cet homme j'étais cuite. La crainte s'empara de moi encore une fois et me donna l'impression soudaine de faiblir et de perdre de l'endurance. Je vis alors une porte d'immeuble s'ouvrir. Je fonçai droit dessus, poussant la personne qui en sortait à l'intérieur. Il recula tandis que j'appuyais tout mon corps sur la porte, à bout de souffle. Il me regardait les yeux écarquillés, je l'avais vraiment surpris. Ses yeux brillants me regardaient fixement tandis que je commençai à trembler de plus belle. C'était un jeune homme d'environ 18 ans je pense. Il tenait dans sa main droite son portable. Ce n'est qu'à cet instant que je compris enfin combien cette rencontre m'était à la fois dure et tant attendue. Une larme coula sur ma joue tandis que mes mains comme prises de panique, se posèrent sur ma bouche qui s'ouvrait peu à peu sans produire aucun son. La chanson de mon baladeur, « You talk of angels » venait de finir et enchaînait sur « Already over », une chanson de RED. Jamais auparavant je n'avais sentit toute la puissance qu'émanait cette musique. Elle m'envahissait tandis que je voyais devant moi, à juste deux ou trois pas, celui qui pendant si longtemps avait disparue. Les notes de piano m’entraînaient hors du présent, hors de cette vie minable qu'était la mienne, hors de tout ce qui me hantait. J'avais envie de le serrer contre moi mais sa réaction me faisait si peur. J'avais tant rêvé juste une fois le revoir. Tant de fois où je l'avais si fort souhaité...

- Jonathan...C'est moi... Arrivai-je à prononcer. Je n'aurais jamais imaginé que le revoir me mette dans un tel état. Entendre sa voix au téléphone ne m'avait pourtant rien fait. Mais pourquoi, à cet instant, avais-je tant envie de fuir ? De quoi avais-je peur ? Il me regarda incrédule avant de répondre.

- Hanna qu'est-ce qui ne va pas ? Viens à la maison tu seras mieux... Il appuya sur le bouton à sa droite, pour appeler l'ascenseur qui arriva directement. Il semblait juste inquiet de me voir ainsi. Cela me rassura un peu. Je le suivis donc en sanglotant. Tandis qu'il ouvrait la porte de son appartement je tentai de sécher tant bien que mal mes larmes mais rien n'y faisait. Je n'osai entamer la conversation. Il me regardait toujours. Son appartement se trouvait au huitième étage. Une fois à l'intérieur il y avait un couloir blanc comportant une petite étagère noire sur laquelle était déposés clés et tickets. Une porte à droite menait à une salle de bain aux nuances bleu ciel avec un unique grand miroir allant du sol au plafond et y comportant des WC. Puis une chambre dont au départ j'ignorais l'existence puisqu'à mon arrivée elle était fermée. À la sortie du couloir se trouvait un salon assez sobre avec un canapé rouge, un écran plat, des consoles à gogo ainsi qu'une porte donnant sur une cuisine dont les mûrs incolores n'avaient pas été peint. La chambre de Jonathan quant à elle se trouvait près du salon, la porte qui s'y rendait était en face du couloir, à environ deux pas du canapé. À mon arrivée, il m'avait installée sur le canapé et m'avait donnée en guise de boisson une canette de bière.

- Il me semble que c'est ta boisson préférée non ?

- Je préfère le panaché. Avais-je articulé. Après quelques gorgés, je constatai qu'il m'observait dans les moindres détails. Un peu gênée je sursautai (encore un réflexe débile). Cela le fit rire.

- Ne te moque pas de moi.

- Tu sais que tu es encore petite... Et dire qu'avant tu disais être plus grande que moi...

Il est vrai qu'il avait bien grandit et me dépassait. Son corps n'était plus celui d'un adolescent mais bien d'un homme. Ses yeux en revanche n'avaient absolument pas changé ! Je les fixais sans m'en rendre compte...

- Tu sais que ça me stresse quand tu fais ça. Murmura-t-il.

- Pardon. Dis, tu vis toujours avec ton frère ?

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