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Parce que le rêve n'est que le reflet de votre conscience... Parce que mes petites histoires ne demandent qu'un peu d'imagination... Laissez-moi vous entrainer dans mon monde celui de When I Dream...

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Chapitre 1 : Sweet Dreams 3/3

Une chaleur réchauffait ma peau, mes bras et mes épaules, j'ouvris les yeux pour voir d'où provenait le phénomène et je me découvris allonger dans un prairie baignée par le soleil. C'était beau, la verdure et les fleurs me donnaient un sentiment de paix intérieure. Me relevant, Vincent m'adressa un sourire, il y avait également mon amie d'enfance Lauren, et Christophe. Mon cœur s'emballa à la vue de ce dernier, il allait bien, riant à une blague de Jonathan ce qui m'étonna car j'avais toujours douté de leur entente si peut qu'elle ait pu un jour exister. Un chien me sauta dessus, le même que celui du magazine « Télé Z » ses yeux pétillaient et il m'incitait à me lever pour aller jouer avec lui. J'avais la balle, je lui lançais et il sautillait tout excité à l'idée d'aller la chercher. Je lui disais de revenir et il s'exécutait pour me rendre la balle rouge pleine de bave avant d'aboyer pour que je lui lance à nouveau. Il remuait la queue. Et puis me vint cette étrange musique. À la fois angoissante et que j'avais la sensation de connaître. Le ciel s'obscurcissait. Oui c'était « Sweet Dreams » mais ce n'était ni la vraie version ni celle de Marylin Manson. Elle sonnait plus tragique. Le chien était toujours là. Il aboyait pour attirer mon attention. Le vent soufflait très fort et je ne distinguait plus rien à part le vide et cette musique angoissante. Mais qui était ce chien ? Comment s'appelait-il ? Pourquoi n'en avais-je aucun souvenir ? Je courus comme pour échapper à l'inévitable et fatidique vérité. Une odeur acre de sang m'envahissait. Je me retrouvais là, dans ma chambre au milieu des flammes avec tous mes effets personnels. Ma vie se consumait. Je voyais les flammes ronger ce journal intime que j'avais tenu pendant plusieurs années. Je le fixais avec intensité en me souvenant que la réponse se trouvait là, dans les flammes.

Ce regard, noir et désespéré. Il m'assaillit comme un message clignotant. Rappelles-toi semblait-il dire. Encore, et encore. Quand subitement ce jour d'été où je rentrais de vacances avec mes parents me revint. C'était il y a deux ou trois ans. J'avais eu du mal à m'en remettre. La colère s'empara de moi. Elle montait et me rongeait. Je devais faire quelque chose. Cela ne pouvait être la vérité personne ne mérite de mourir en chien ! Une barrière se brisa en moi. Des milliers d'éclats de verre me perforaient de part et d'autres. Je criais mais personnes ne pouvait m'entendre ou comprendre. Je voulais tuer. Tuer le mal, le tuer comme un chien. Je me retrouvais alors sur une route de campagne. Guidée comme Blanco* par mon instinct et mon compas interne. Je courrais sur cette route. La musique raisonnait dans ma tête. J'étais comme lui, infatigable comme si mes cellules se régénéraient toutes seules. Je revoyais ses yeux. Son regard plein de douleur et de détresse lorsqu'il a croisé le mien. Mes parents n'ont pas voulu s'arrêter. Nous étions au milieu de nulle part et il nous restait cinq bonnes heures de routes. Tout mon corps se crispa lorsque je sentis l'instant fatidique survenir. Les voitures étaient là. La première venait de freiner en apercevant le chien. Je criais de tout mon être pour que ce qui allait arriver n'arrive pas. Je voulais arrêter le temps mais cet idiot d'être humain, dans la seconde voiture, déboîta pour passer plus vite. Roula sur le chien et me percuta de plein fouet. Sous le choc j'entendais grâce à mon souvenir le cris du chien lorsqu'il tenta de se relever. Je ne sentais plus rien des pieds aux épaules à part cette douleur sourde. Ma bouche avait un goût de sang. Je le rejoignis en me traînant par la forcer de mes bras. Mes dernières forces. La musique envahissait mon corps et mon esprit. Je luttais pour rester quelques instants là, près de ce chien qui avait peut-être une famille qui l'attendait quelque part. Nous étions là, l'un contre l'autre mourant. Aucune voiture ne s'arrêta.

Je me réveillai les yeux plein de larmes, prise de sanglots. Je revoyais en boucle le regard du chien qui avait croisé le mien lorsque notre voiture était passée à sa hauteur. Ce jour là j'avais tant pleuré ce chien que je n'avais jamais connu et ne connaîtrai jamais. Toute ma vie semblait n'être qu'un cercle continu de malchance pensais-je alors avant de changer de musique sur mon Ipod resté allumer sur « Sweet Dreams » d'Emily Browning. J'optai pour une autre chanson afin de trouver le sommeil.

 

* Blanco, Jirô Taniguchi, Casterman

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