« Notre contrat viens d'expirer Océane. Tu n'as plus personne pour te protéger... »
Je m'éveillais en sursaut. Wounda dormait, son renard dans les bras. Je m'étais assoupie contre elle dans son lit. Une main posé sur Vixi, je me souviens l'avoir caresser pour me détendre hier. D'ailleurs le goupil se leva subitement quittant la chambre. Il fixait la porte d'entrée avec inquiétude. C'était la première fois que j'en voyais un d'aussi près. Comment avaient-ils pu l'apprivoiser ? Il l'avait sûrement trouvé. J'étais impressionnée. Enfants j'avais eu tout ce que je voulais mais aucun des animaux n'étaient encore là. Aussi vite que j'avais eu envie de tel ou telle bête, je m'en étais lassée. La vérité c'est que je recherchais un contact, mais un contact humain. Le problème était peut-être ma famille. Je l'aime mais ils me mettent à l'écart de tout, pour que je continue de rêver... Me marier, avoir des enfants être heureuse ce n'est pas un avenir ! La vie à notre époque est immonde. Alors qu'est ce que je peux bien faire de ma vie ? En tout cas elle change, je le sens. Cela fait quelques jours que je suis ici et tant de chose change dans ma tête. Max, Wounda, Anthony, je découvrirais leurs secrets ! Tout comme Will... C'est complètement stupide mais je pleurais. Tant d'années j'avais cru qu'elle était mon amie, non, ma meilleure amie ! Il est grand temps que j'affronte la vérité en face. Comme le fait qu'un renard apprivoisée se trouvait à côté de moi. J'étais maintenant appuyée sur la rambarde, le petit goupil avait passé la tête entre les barres de bois et fixait toujours la porte d'entrée avec inquiétude. Trouvant son attitude bizarre je m'apprêtais à descendre quand un bruit venant des volets attira mon attention. Il y avait quelqu'un qui faisait le tour la maison en regardant si les volets étaient bien fermés. Je posais ma main sur la rambarde, j'avais l'impression de moins trembler ainsi. Je pris plusieurs grandes inspirations avant de descendre. Les pas, je les entendais, se dirigeaient vers la porte. D'un coup je cru que celle ci n'était pas fermée. Je me précipitais sur les clés en les tournants dans la porte. Je n'entendais plus rien dehors. Seule ma respiration faisait du bruit. Elle était forte. Je collais mon oreille à la porte. Toujours rien à part le chant des premiers oiseaux. Cela ne me rassurait pas pour autant. Le renard était descendu jusqu'à moi. Il avait un comportement que je ne comprenais absolument pas. Pensant qu'il voulait sortir, je commençais à faire tourner les clés dans la serrure. J'ouvrais la porte, hésitante. Le renard sortit d'un coup. Je me demandais si je ne venais pas de faire une bêtise, il ne fallait peut être pas qu'il sorte. Quelle cruche ! Je sortais sur le pas de la porte, je ne voyais rien, pas le moindre renard. Je me mordis les lèvres. Quelque chose bougea, je n'eus pas le temps de réagir. Will était là, une arme pointée sur ma tête, pour dire vraie elle touchait mon front.
- Will ! Qu'est ce que tu fais ? ! J'avais peur, j'allais mourir ? Pourquoi mon heure était-elle venue ?
- Je devrais presque te remercier de t'être rapproché d'eux. Tu me facilites la tâche ! Tu croyais sincèrement que je t'appréciais. Elle rit. Les gens comme toi me dégouttent ! Heureusement que tu as choisi de mourir. Elle me poussait avec son arme à l'intérieur. Soudain le renard ou je ne sais quelle bête émis un cri et Will se retourna. On me poussa violemment mais au lieu de rentrer dans la maison, je sortie. Will fut alors attaquée. Le renard était sorti de sa cachette et l'avais fait reculer. Elle était à quelques mètres de nous. Elle tira sans hésiter sur lui, il s'enfuit.
- Laisse là en dehors de ça ! Wounda s'était mise devant moi pour me protéger. Nous étions dos à la porte, celle-ci c'était refermée toute seule. Wounda avait voulu que je rentre pour être seule avec Will ? Se connaissaient-elles ?
- Comment te sens-tu ? Une telle dose aurait dû t'endormir pour longtemps ! Il est temps d'en finir n'est ce pas, Wounda ? Elles avaient toutes deux une arme, pointée vers l'autre de façon réciproque. J'avais peur. Wounda semblait aussi amusée que Will. Mais à quoi jouaient-elles !
- Laisse partir Océane et ensuite je te laisserai me tuer. Will rit. Ce petit jeu a assez duré j'en ai plus que marre de vous. Tous ces larbins payés pour me tuer. Toi c'est différent. Tu fais ça pour ta défunte mère. Wounda eut un sourire. Je voyais toutes les expressions qu'elle prenait et je dois dire que c'était effrayant.
- Tu sais où elle est ? Will avait soudain un air triste, elle avait une voie douce, une voie d'enfant. Je ne comprenais pas de quoi elles parlaient. La mère de Will est morte !
- Oui je sais. Elle est morte. Elle lui avait dit ça avec un tel amusement. Je n'aurais jamais cru ça de Wounda.
- TU MENS ! Elle est vivante ! Il me l'a promis ! Je me cachais derrière Wounda, Will était complètement désemparée d'un coup. Elle allait nous tuer. Comment Wounda pouvait elle être si calme !
- Crois ce que tu veux. Mais réfléchis bien. Depuis son enlève pourquoi crois-tu que ton père à été emprisonné en Inde ? Il l'a tué en croyant peut-être que ça allait te sauver qui sait...
- La ferme ! Tu ne sais rien ! Elle est en vie et une fois ma mission finie elle rentrera !
Je ne comprenais plus rien. D'une part j'avais peur mais ce dont elle parlait me perdait. La mère de Will était morte, assassinée par son mari, emprisonné en Inde à parement mais alors pourquoi disaient-elles qu'elle était vivante ? Tout cela était un mensonge ? Une couverture pour Will. Elle c'est servit de moi pour tuer Wounda ! C'était ça la mission ! Elle veut en finir. Elle...
- Tu t'es servie de moi comme prétexte pour venir ici ! Dis-je en m'emportant.
- Océane, tu es vraiment la fille la plus idiote qui existe ! Toujours à rougir, à pleurer, à critiquer tu n'es qu'une gamine pleurnicharde ! J'avais envie de m'enfuir, je pleurais. Wounda me maintenait derrière elle. Pourquoi me protéger ?
- Finissons-en ! S'impatienta celle qui était jadis mon amie, du moins officiellement. Wounda tenait toujours son arme, elle se mit à marcher doucement vers Will en disant de me laisser partir. Will semblait perdue, les propos sur sa mère l'avait semble t-il perturbée. Wounda continuait d'ailleurs à parler de ça.
- TUES-LA ! Voilà ce que je venais de hurler. La peur m'avait pris dans sa toile. Je tremblais de tous mes membres. Will visait ma tête, Wounda la sienne en disant de me laisser en dehors de ça. Je fermais les yeux. Je ne voulais pas voir ça.
- Lâche ton arme maintenant. Je rouvrais les yeux. Max était là. Derrière Will, lui aussi armé il avait son pistolet sur la nuque de cette folle. Des hommes en noirs arrivèrent, entourant Will, elle finit par lâcher tout et se rendre. Je n'arrivais plus à bouger tant la peur m'avait pris. Wounda s'était jetée dans les bras de son frère, elle pleurait. Elle avait eu peur. Personne ne me protège, je suis tellement vulnérable. Et si quelqu'un d'autre voulait ma tête ? Je ne veux plus avoir à revivre ça ! Plus jamais. Subitement, Wounda couru vers moi et me prit dans ses bras.
- Pardonne moi de t'avoir entraînée la dedans ! J'ai eu si peur Océane. Elle agissait comme si j'étais sa petite sœur. Elle me demanda également de ne rien dire à Max. Celui-ci nous rejoignit tout de suite après et nous serra fort.
La nuit comme le lendemain, nous sommes restés dans la chambre de Max, tout les 3. Nous n'avions pas beaucoup parlé. Max a fait à manger, et c'est occupé de tout. Je me souviens lorsque Wounda c'est endormie, je n'arrivais toujours pas à trouver le sommeil. Dès que je fermais les yeux je revoyais tout ça et je prenais peur. Max, allongé entre nous deux passa son bras sous mon cou et me resserra contre lui. Il embrassa mon front en me disant:
- Ne t'inquiètes plus je vous protégerais toujours. Je suis là.
Ma vie a changé à partir de ce soir là. Max et Wounda seraient toujours là pour moi. Pour la première fois je me sentais protéger. Je savais que je n'étais plus seule. Les mots de Wounda me revenaient. Elle m'avait presque supplié de rester avec eux...De ne pas partir. Et je voulais rester. C'était mes amis, mes tout premiers et vrais amis !