Je la regardais partir sans comprendre. Je m'énervais intérieurement. Pourquoi ne m'explique t-on jamais rien ? Qu'est ce qu'il y avait entre elle et ce garçon ?
- Te voilà ! Je te cherche partout depuis ce matin. Mon visage s'illumina sûrement en la voyant. Elle me tendit un papier: son emploie du temps. Elle ne me posa pas de question sur le mien, mes nouveaux amis, et ne prit d'ailleurs pas le temps de me demander comment j'allais. Elle resta sans rien dire comme muette, tout en observant Steff et son petit ami qui étaient plutôt méfiants vis à vis d'elle. Alors qu'ils se faisaient un câlin, elle se pencha sur mon épaule:
- Tu vas avoir un choix à faire Océane. Ne t'inquiètes pas tu auras tout cet après-midi pour y réfléchir...
- De quoi parles-tu ? J'ai cours en plus ! Elle se contenta de m'adresser un sourire. Je m'apprêtais à lui crier dessus quand les vitres des salles de biologie éclatèrent.
- Océane il faut que nous rentrions. Désolée, à demain. Me dit le garçon avant de partir avec Steff.
- Will, comment as-tu su ? Elle n'était plus là. J'étais seule et un frison d'insécurité me parcourait le corps.
Je connaissais pourtant si bien ce sentiment. Je réussis à m'empêcher de pleurer devant les autres lycéens. Du moins jusqu'à la maison de Max et Wounda... Une fois à l'intérieur, je me souviens avoir lâché toutes mes affaires. Je me suis jetée sur le canapé en pleurant à chaude larme. Mon cœur avait mal, tellement mal d'être renié ainsi. Et de nouveau cette sensation au niveau de ma poitrine. Mon cœur, mes entrailles, tout à l'intérieur de moi commençait à se fissurer. Ce monde est-il si pourri ? C'est une question qui m'obsède depuis l'enfance... Certaines choses se font, font mal et sont tellement injustes et horribles ! Pourquoi ? Pourquoi font-ils ça ! Je retins ma respira en entendant la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. Je priais pour que la personne ne me remarque pas bien que dans la pièce je savais pertinemment qu'on ne voyait que moi.
- Océane ça ne vas pas ? C'était Max. Je ne voulais pas qu'il me voit ainsi !
- Fais comme si tu ne m'avais pas vu !
Je me sentais tellement idiote de lui avoir dit ça. Lui aussi devait me prendre pour une idiote ! Pour une fille sans intérêt.
- Je sais que toi et moi on ne se connaît pas vraiment mais tu sais tu as le droit de me parler de tes soucis. Tu peux aussi débarquer en plein milieu de la nuit ici parce que ça ne va pas. Finit-il par me dire. Je sortis mon visage du cousin contre lequel je me cachais. Il me regarda avec un beau sourire, magnifique sourire même...
- J'aime mieux ça. Tu es tellement jolie quand tu souris. Je pense avoir rougie d'un coup car ses mots faisaient battre mon cœur si fort qu'on aurait pu l'entendre de l'autre côté du lycée. Je ne m'étais même pas rendu compte que je lui avais souris... Quelle nouille !
- Tu sais qu'il n'y a pas cours cet après midi Océane ?
- Oui.
- Qu'est ce que tu vas faire de ton temps libre ?
- Je ne sais pas...
- Mais si tu sais ! Sèche tes larmes prends une veste et suis moi ! L'espace d'un instant une sensation nouvelle traversa mon corps. J'ignorais encore ce dont il s'agissait mais cela me laissa perplexe ce jour là.
- Mais je ne pleurais pas !
- Bien essayer mais si c'était vraie tu ne rougirais pas ma petite Océane. Il se mit à rire en me voyant rougir plus encore que tout à l'heure. Je me sentais ridicule et puis « ma petite Océane » c'était... inexprimable mais mon cœur s'emballait.
Il m'emmena en voiture au beau milieu des champs, après en avoir traversé un, nous sommes entrés dans un bois. J'avais du mal à le suivre car le sol était recouvert de ronces, d'orties et mes habits n'étaient pas assez épais pour empêcher les mauvaises herbes de me griffer. Il parlait du lycée et des mystérieuses attaques. Celle de ce matin était la première faite dans le lycée. Il m'expliqua qu'il fallait donc faire attention, que déjà des filles de mon rang social avait été tué par ses attaques. J'avais peur. Ce qu'il me disait m'apeurer et plus il en parler plus les mauvais souvenirs revenaient... Incapable d'avancer je m'arrêtais. Je me sentais mal tout à coup. Mes chevilles étaient tailladées un peu partout à cause des ronces et j'avais l'impression qu'à tout moment j'allais tomber d'épuisement.
- Tu t'en sors Océane ?
- Oui oui ! Pour ne pas l'inquiéter je sautillais comme je pouvais pour éviter les ronces, manquant à plusieurs reprises de glisser.
- J'aurais du me souvenir que l'endroit était difficile d'accès. Excuse- moi Océane. A t-il dit en revenant vers moi. Grimpe maintenant je vais te porter. Je rougis en entendant ses mots. Bien qu'au fond de moi l'idée était parfaite je ne voulais pas enfin plutôt je n'oserai jamais faire ça... Comme j'hésitais il ne me laissa aucun choix et me prit d'un seul coup, il me porta dans les bois comme une princesse. Il riait parce que j'étais toute rouge et se moquait de moi.
- Toi et Wounda devez vous entendre à merveilles. Quand nous sommes venus ici il a du la porter également. Sauf qu'elle elle était en jupe ce jour là... Je suis sûre que vous serez bonnes amies par contre si tu pouvais éviter de me serrer trop fort. Sauf si tu veux qu'on tombe tout les deux dans les ronces évidement.
- Pardon, je ne m'étais pas rendu compte que...
- C'est mon charme surnaturel qui t'attire c'est ça ?
- Oui. Il commença à rire et je me rendis compte que je venais de tomber dans un piège qui pourtant était très visible. Je passais pour une idiote incontestée en essayant de me rattraper.
- Mais tu sais que ta sœur veut te mettre à vendre sur le net ?
- Ah oui c'est vrai.
- Sauf si ta petite amie refuse évidement. Avais-je rajouté.
- Donc ça revient à ma vente sur internet... Il répondit avec un air désespérer.
- Mais non ! Si tu sortais avec moi ça arrangerai le problème ! Heu... Non oublie ce que je viens de dire ! Il me fixa un instant, puis continua ensuite à avancer toujours en me portant.
- Mais attends un peu ! Depuis tout à l'heure tu marches normalement alors qu'il y a des ronces ? ! Je repensais alors au moment où il m'avait demandé si je m'en sortais il a bien rit de moi... Non mais vraiment qu'elle idiote ! Il me fit de nouveau rougir ce qui lui l'amusait beaucoup puisqu'il recommença plusieurs fois à me fixer avec son regard étrange qui me faisait tant rougir.
- Nous y sommes !
- Heu... Tu m'expliques...Lui dis-je assez perplexe. Nous étions face à ce qui ressembler à une ancienne ferme.
- Ici, c'est le lieu où se font les soirées ! Cette ferme est abandonnée et depuis des années et des années les lycéens et étudiants connaisseurs viennent ici faire leur soirées. La grange fut retapée il y a quelques années mais la maison n'a pas été touché depuis bien 2012... Viens. Max commença à marcher vers la porte mais j'ignore pourquoi je ressentais une présence, un déjà vu étrange et mon corps se mit à trembler.
- Ce lieu fait peur la nuit mais pas le jour tu sais. Fais-moi confiance Océane. Je me retournais alors vers la grange imposante et lugubre.
- Océane ça vas ? Il me rejoignit inquiet. On dirait que tu as vu un fantôme...
- Je suis déjà venu ici. Une larme coula sur ma joue tandis que les souvenirs de cette nuit refaisaient surface...